Actualités

Rééquipement des Rappels des Beaux Quartiers à l’Aiguillette du Lauzet

Chantier aux abords des Beaux Quartiers : Une ligne de descente fait peau neuve !

Salut les grimpeurs ! Le 06/06/2026, l’équipe a encore fait parler la poudre (et le perfo !) lors d’une belle journée d’efforts sur le terrain. Nos rééquipeurs passionnés, Olivier Laurendeau et Yann Berry, se sont attelés à un chantier très attendu pour optimiser et sécuriser nos retours sur le plancher des vaches. C’est une ligne de descente toute propre qui vous attend désormais, avec quelques mises à jour croustillantes pour le topo !

Le Contexte Il était grand temps de faire un peu de ménage dans ce secteur ! La descente méritait d’être clarifiée pour la sécurité de tous. Le but de l’opération était de poser une vraie ligne de rappels efficace. Olivier et Yann ont généralement posé ces nouveaux relais juste à côté des relais de la voie des « Beaux Quartiers », à l’exception de deux d’entre eux qui leurs semblaient peu pertinents et qu’ils ont donc décalés. Au passage, nos deux équipeurs en ont profité pour nettoyer un gros paquet de vieilles cordelettes qui traînaient et polluaient le rocher.

Le Chantier en Chiffres

  • Durée : 1 jour (le 06/06/2026)
  • Longueurs rééquipées : Ligne de descente complète (10 rappels)
  • Relais chaînés (descente) : 10 relais posés
  • Purge : Non, globalement ça descend bien sans trop de pierres (attention tout de même, présence de pierres signalée sur le premier rappel !)

L’anecdote du rééquipeur Un chantier n’est jamais un long fleuve tranquille ! L’équipe a eu la super idée de marquer les relais avec des catadioptres pour faciliter les descentes nocturnes. Seul bémol : un petit « mauvais calcul » d’approvisionnement a fait qu’il a manqué des catadioptres pour les deux derniers relais ! À voir comment cette idée lumineuse vieillit dans le temps. Côté matos, les goujons ont fait des caprices. Environ un quart d’entre eux a eu un mal fou à « mordre » le rocher. Olivier et Yann ont dû s’acharner et faire dix fois plus de tours d’écrous que d’habitude pour obtenir un serrage satisfaisant. Enfin, l’équipe a déjà pris note pour une future mission : il faudra remonter un jour avec des clés Allen, une clé à molette et une disqueuse pour finir de « cleaner » proprement les anciens relais.

Philosophie du rééquipement L’objectif ici était clairement de sécuriser la descente et de nettoyer le rocher des vieux bouts de corde délavés pour assainir la ligne. Côté grimpe, l’esprit « Terrain d’Aventure » (TA) est totalement conservé sur les itinéraires historiques alentour, qui demandent toujours un bon sens de l’itinéraire et la pose de protections amovibles.

infos :

  • Beaux quartiers : À R3, attention, ça ne descend pas au sol avec une corde de 50m ! Il faut impérativement faire un rappel intermédiaire à R2, ce qui est maintenant précisé sur le nouveau topo actuel.
  • La voie de l’étoile : Cette ligne vaut bien deux étoiles. Méfiance, les 3 premières longueurs historiques sont très peu équipées. Pour L4 (la longueur du dièdre), l’équipement mérite d’être complété : prévoyez un petit jeu de friends (C#0.3 à C#2) pour pouvoir bien se protéger.

Conclusion Un immense merci à Olivier Laurendeau et Yann Berry pour cette grosse journée de travail, le nettoyage des cordelettes et les précieuses informations remontées pour le topo. Bonne grimpe et bons rappels à tous !

article de Ludivine Poncelet

Retour sur l’assemblée générale 2025

Cette année, l’assemblée générale d’ONOS a rassemblé une trentaines de personnes à la salle de bloc Au Perchoir à Crolles. Un changement de décor qui a permis à certains de faire une séance de bloc avant l’AG et à tous de partager un apéro convivial après l’AG.

Un rapport moral et financier 2025 très positif :

Après un rappel de l’historique de l’association, un point est fait sur les recettes et leur affectation ; 69% des recettes proviennent de la subvention de l’association Topos-Cambon, le restant venant des adhésions et des dons ; en tout 103 adhérents et donateurs. 91% des dépenses sont affectées au matériel d’équipement.

En 2025, 15 rééquipements complets ont été réalisés et 4 rééquipements partiels ou simple maintenance représentant en tout 128 longueurs pour 1200 goujons inox posés.

Le travail des rééquipeurs bénévoles a été souligné ainsi que l’aide apportée par les partenaires de l’association, notamment les gardiens de refuges, le Parc National des Ecrins, les CD38 et CD05 de la FFCAM, bien sûr l’association Topos-Cambon qui finance ONOS grâce aux recettes de la vente des topos papiers de l’Oisans.

Et plein de projets pour 2026 :

Beaucoup de projets pour 2026 sont déjà dans les cartons :

  • Côté Oisans Ouest : 28 voies dont 20 prévues et 3 en cours
  • Oisans Est : 23 voies dont 11 prévues et 1 en cours
  • A Ailefroide: En coordination avec la mairie Vallouise-Pelvoux, 5 voies et des sites école

Le compte-rendu détaillé de l’AG ainsi que la présentation sont disponibles en ligne.

Un grand merci à l’équipe du Perchoir pour son accueil.

Assemblée générale 2025 – 30 Janvier 2026

Cette année, on change de décor pour l’AG : ce sera à la salle de bloc Au Perchoir qui nous prête un espace de réunion pour l’occasion. Rendez-vous le vendredi 30 janvier 2026 à 19:30 à la salle de bloc Au Perchoir à Crolles (inscription préalable voir ci-dessous).
L’assemblée générale sera suivie d’un apéro convivial !

Convocation :

Si vous êtes adhérent d’ONOS, vous pouvez télécharger votre convocation ici, cela atteste de votre droit de vote lors de l’AG. Si vous ne pouvez pas venir en personne, vous avez la possibilité de vous faire représenter par un adhérent de votre choix en remplissant le « bon pour pouvoir » disponible sur la convocation.

L’AG sera également diffusée en visioconférence par lien suivant :

https://meet.google.com/jgx-mgft-bjt

Si vous n’êtes pas encore adhérent, vous pouvez vous inscrire dés début Janvier et bénéficier d’une adhésion pour un an !
Plus sérieusement, vous êtes invité, mais vous n’aurez pas de droit de vote sans adhésion à jour.
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S’inscrire et se rendre à l’AG :

Envoyez nous un mail

Adresse

Au Perchoir
492 Rue des Bécasses,
38920 Crolles

Lien Google Maps

Si vous venez en voiture, nous vous invitons à privilégier le covoiturage et à ne pas encombrer le parking. Vous pouvez vous garer sur le parking du Mc Donald à proximité. On vous propose le tableau suivant pour vous aider à trouver des conducteurs et passagers : Tableau Covoiturage AG ONOS 2025

Les Toboggans de l’Apocalypse

Présentation

Les Toboggans de l’Apocalypse (Olivier Mansiot, Sylvain et Jean-Michel Cambon, 1996) n’était plus guère fréquentée car son équipement était devenu vétuste, la descente en rappel problématique, et la sortie de la voie plus problématique encore puisqu’une longueur (L21) avait disparu avec l’éboulement d’un surplomb.

22 longueurs pour 700 mètres d’escalade, avec 20 minutes d’approche c’est tentant, il suffira d’un peu de patience. De la patience, de la persévérance, de la logistique, il en aura fallu. Ce rééquipement s’est déroulé sur 15 séances de mai 2024 à octobre 2025 et aura impliqué 15 personnes au total : Noé Agresti, Enzo Ansart, Alain Bengaouer, Philippe Bouchut,  Anaelle Buysse, Aurélia De Mistura, Pascal Huss, Françoise Laurent, Marie-Hélène Millet, Vincent Moulin,  Max Pinard, Yves Rogez, Bertrand Salingue, Alexis Terentieff, Axel Thomas. Merci et bravo à eux.

Et bravo à Baptiste Brassac du CD38 FFCAM pour la réalisation de cette vidéo.

Déroulement du rééquipement, de mai 2024 à octobre 2025

  • Après un premier passage pour réhabiliter le chemin d’accès et trouver le départ de la voie, on est fin prêts à démarrer le 19 mai. Première session d’équipement pour Anaëlle et Aurélia du groupe Grimpeuses de tête du CD38 FFCAM. Aurélia part en tête, fait les premiers mètres trouve que « c’est dur le 4c ». Bertrand poursuit, hésite, laisse son sac puis termine la longueur, « je confirme c’est dur le 4c ». Ca commence bien, en fait il y avait deux départs! qui se rejoignent à R2 et celui que l’on avait pris était bien plus dur et engagé. Moralité : « Lorsque le 4c ressemble à du 6b, il faut se demander si l’on est bien dans la voie ». Finalement on rééquipe L1, L2 et L3 que l’on nettoie méticuleusement en montant.
  • On revient une semaine plus tard avec Noé et Françoise pour rééquiper L4, L5 et L6. Mais les premières longueurs, nettoyées en montant (voir plus haut) sont vraiment très sales. petit rappel de Françoise, plein de bon sens : « Eh les gars, les escaliers ça se balaye du haut vers la bas, pas le contraire ! »
  • Aurélia, Françoise et Bertrand reviennent mi-juin. La phrase du jour : « maintenant qu’on est là, autant y aller » est prononcée pour la première fois dans le café à la faveur d’une éclaircie. Devant pareil argumentaire, plus de protestation possible, chacun se voit mû par une motivation sans faille. C’est pourquoi ce n’est que bien plus tard, une fois en train d’attaquer le crux mouillé et sous-équipé de L2, que je me pose la question « qu’est-ce que je fous là ? ». Au bilan de cette journée dantesque : L7 rééquipée. « Allez, courage, plus que 16 longueurs ». On commence à se dire qu’il va falloir trouver une autre technique pour arriver en haut.
  • Après un repérage de l’accès par le haut, Pascal et Bertrand profitent du stage Héritage Ouvreurs du CD38 FFCAM le 4 octobre pour rééquiper la ligne de rappels. Ils découvrent que l’avant dernière longueur n’existe plus, le toit qu’elle remontait est descendu quelques 600 m plus bas. La journée a été bien longue avec la recherche des rappels.
  • Les cinq sessions suivantes se déroulent en accédant par le haut. On installe progressivement les stats, mais plus on descend plus la remontée est longue. Ceci dit, il fallait s’y attendre. La longueur éboulée est remplacée par une traversée facile sous les surplombs puis une remontée bien raide (estimée à 6b+, mais si les bras manquent en fin de voie, ça passe aussi en A0). Après 2 sessions, et 250 m de cordes posées, on décide que pour la suite on descendra en rappels jusqu’en bas, avec une navette de voiture par Villard Reymond, la route de Villard Notre Dame étant coupée.
  • Le 21 septembre, on repart du bas avec Bertrand et Françoise, on grimpe légers (on avait laissé tout le matériel à R7 l’avant-veille) et rapidement on arrive à pied d’œuvre pour les 3 longueurs manquantes ; L8, L9 et L10. La pluie nous rattrappe plus tôt que prévu et on redescend sous l’orage sans avoir fait L10.
  • Encore une avant-dernière session pour récupérer les stats à la descente équiper L10, puis une dernière pour fignoler L22 (6b/6b+) qui maintenant passe en A0.

Le chantier en chiffres

  • Nombre de jours de rééquipement : 15
  • Nombre de longueurs rééquipées : 23 (dont 2 nouvelles pour contourner le toit éboulé)
  • Points posés par l’équipe : 234 goujons et 17 relais chaînés
  • Purge : Oui, beaucoup de purge, dans la plupart des longueurs.

Au final

La voie est maintenant entièrement rééquipée. Les 6 premières longueurs ne dépassent pas le 5c, les 10 suivantes ne dépassent pas le 6a et si l’on fait les 23 longueurs, il faudra compter quelques 6b/6b+ (qui peuvent passer en A0). L’équipement est un peu plus dense qu’initialement, généralement un point de renvoi a été ajouté et souvent un ou deux points supplémentaires par longueur.

Attention : Malgré une purge importante dans toute la voie, il reste des sections en mauvais rocher. L’équipement un peu plus dense vise à sécuriser la grimpe, mais il faut rester attentifs, il reste des écailles et bloc fragiles.

Retour : On peut descendre en rappel de la plupart des relais (quelques rappels sont décalés), mais il est envisageable de descendre à pied lorsqu’on est sortis de la voie. Pour cela, il faut continuer à monter dans la forêt (cairns et traces de peinture orange, 100/150 m D+) pour rejoindre la sente qui passe sous la cabane de Côte Belle, traverser le ruisseau du Vallon (environ 1 heure depuis la sortie de la voie), prendre le sentier du Grand Renaud puis suivre le sentier qui redescend vers le Vénéon et rejoindre le GR50/GR54.

Trace GPX pour le chemin de retour : ToboggansApocalypseRetour.gpx

Pilier Rouge de Chardillon : Le sacre du printemps

Chantier au Pilier Rouge de Chardillon : Le sacre du printemps fait peau neuve et prend de la hauteur !

Introduction

L’Oisans Ouest est à l’honneur ! Nous avons une nouvelle exceptionnelle en provenance du Pilier Rouge de Chardillon : la voie historique Le sacre du printemps, ouverte par Bruno Soleymieu et un peu tombée dans l’oubli, a été intégralement rééquipée et prolongée ! Ce magnifique travail, mené par Philippe Vauclair dit « Patiss », Thibault Grangeon et Clement Flouret, s’est déroulé du 17 au 27 Septembre 2025. Cette voie sud, située à moins de 1500m, redevient ainsi un objectif de choix, grimpable une grande partie de l’année, notamment pour permettre aux DE escalade de travailler dans d’excellentes conditions.

Le Contexte : un nouveau souffle pour une classique

Le rééquipement de cette ancienne voie Soleymieu était nécessaire pour plusieurs raisons, principalement liées au temps qui passe et à l’évolution des pratiques. Initialement, la voie s’arrêtait à un jardin, mais les rééquipeurs, dans un élan visionnaire, ont décidé de la pousser sur trois longueurs supplémentaires pour aller chercher un spectaculaire « pouce caractéristique » en haut du pilier. Il ne s’agit pas seulement d’un coup de jeune, mais d’une véritable plus-value pour l’itinéraire.

Le Chantier en Chiffres

Voici les données brutes de l’engagement des rééquipeurs sur ce pilier :

  • Durée : 4 jours de rééquipement effectifs (sur une période du 17 au 27 Septembre 2025)
  • Longueurs rééquipées : 8 longueurs au total (dont 2 en modifiant le tracé et 3 nouvelles longueurs)
  • Points posés : Information non spécifiée dans le résumé du rééquipement
  • Relais chaînés (descente) : Information non spécifiée dans le résumé du rééquipement
  • Purge : Oui pour le rocher le plus branlant. L’équipe rappelle que même après purge, l’itinéraire reste un parcours de montagne, même si le rocher est globalement de bonne qualité.

L’anecdote du rééquipeur : quand le perfo résiste

Un chantier sans galère n’est pas un vrai chantier ! L’anecdote qui restera dans les mémoires est la péripétie vécue en fin de travaux : alors qu’ils remontaient juste avant une grosse pluie annoncée pour l’après-midi et les jours suivants, dans le but de redescendre le perfo laissé en haut, l’équipe a tenté de « gagner une petite longueur »… et le perfo a connu un contretemps ! Un moment de stress bien connu de tous les rééquipeurs qui luttent contre la météo et le temps.

Philosophie du rééquipement : Logique et respect de l’esprit

L’équipe a fait un choix fort : rendre l’itinéraire plus direct, plus logique et plus cohérent, notamment dans sa section médiane. Les deux premières longueurs initiales ont été réunies pour former une unique L1 de 45m. La L3 a également été redressée, en taillant les branches qui masquaient le dièdre, car l’ancien tracé « faisait un virage à gauche pas très joli ni commode. »

Plus haut, la ligne s’écarte d’un ancien tracé qui proposait 20m de traversée exposée sur une vire encombrée de végétation (« mode jungle ») et de rocher instable (« branlant »). Ce passage a été laissé en l’état pour les nostalgiques amateurs de brousse en TA (Terrain d’Aventure). L’équipe a préféré ouvrir un nouveau cheminement de 2 longueurs (faisables en une) pour rejoindre un ancien relais, puis prolonger la voie sur 3 nouvelles longueurs, le tout équipé dans l’esprit du bas.

Topo Détaillé (selon les modifications)

  • L1 : Longueur de 45m (résultant du regroupement des deux premières longueurs d’origine).
  • L2 : Identique à l’ancienne L2.
  • L3 : Tracé modifié, plus dans l’axe du dièdre, éliminant l’ancien virage à gauche.
  • L4 à L8 : Nouvelles longueurs équipées s’écartant de l’ancienne traversée en jungle/TA, menant au joli pouce caractéristique du sommet.

Conclusion

Un immense bravo à Patiss Vauclair, Thibault Grangeon, et Clement Flouret pour leur travail exemplaire. Ce rééquipement n’est pas qu’une simple rénovation, c’est une amélioration de l’itinéraire qui le rend plus attrayant et plus sûr. Un grand merci également à ONOS et au Bureau des guides de la Grave qui ont permis ce chantier en fournissant le perfo !


article de Ludivine Poncelet

Paroi de la Pisse : « Ghost Writer »

🧗 Chantier à la Paroi de la Pisse : « Ghost Writer » fait peau neuve !

Nous sommes ravis, chers grimpeurs, de partager une nouvelle excitante du terrain ! La légendaire voie Ghost Writer, située à la Paroi de la Pisse dans l’Oisans Ouest, a bénéficié d’un rééquipement intégral, mené par notre association ONOS. Ce projet a été mené à bien par deux rééquipeurs passionnés : Olivier Giroud et Mathieu Morin. Le chantier s’est déroulé sur 2,5 jours en septembre 2025, s’achevant le 19/09.

Le Contexte du Rééquipement

Ce rééquipement était nécessaire pour plusieurs raisons:

  • Les points existants étaient rouillés.
  • Des variantes de départ non démontées brouillaient la ligne et gâchaient un peu l’itinéraire.
  • Certains des goujons posés en 2017 étaient déjà « bien travaillés par la résurgence du coin ».
  • L’objectif était de déposer les anciens points, couper les goujons et enfoncer/nettoyer tous les points laissés dans les variantes non déséquipées en 2017.
  • L’équipe a procédé à un rééquipement complet avec la pose de matériel inox fourni par ONOS .

Le Chantier en Chiffres

Le travail, mené tambour battant, a donné les résultats suivants:

  • Durée du rééquipement : 2.5 jours
  • Longueurs rééquipées : 11
  • Points posés : +/- 100
  • Relais chaînés et plaquettes à anneau soudé posés : 6
  • Purge nécessaire effectuée : Oui

L’Anecdote du Rééquipeur

Ce chantier, bien que réussi, ne fut pas sans son lot d’aventures et de difficultés, comme nous le raconte Olivier Giroud:

L’équipe a d’abord fait les cinq premières longueurs par le bas, « en mode stressé par l’orage » avant de devoir faire une descente précipitée aux premières gouttes.

Pour la suite, ils ont décidé de fixer par le haut pour aller plus vite. C’est là que Murphy s’est invité : descendu en premier en rappel pour finir L5 et attaquer L6, Olivier s’est aperçu que la stat de Mathieu ne pouvait pas le rejoindre. Le problème ? Il avait la clé de la voiture dans la poche. Ils se sont alors retrouvés comme « deux débutants distants de 40 m en pleine face et pas vraiment décidés à faire en solo la longueur de liaison ». Finalement, pendant que Mathieu remontait au jumar pour récupérer les sacs, Olivier est « allé re-découvrir le sentier du Pariset ramenant à Mizoën ».

Le travail a pu se conclure « tranquillement » le 19 septembre lors d’une superbe journée de chantier acrobatique, Olivier perçant et Mathieu disquant, « un style ‘Les Temps Modernes’ de Chaplin ». L’équipe a dû ensuite affronter une « bonne bartasse » pour ramener 15 kg de matériel chacun!

Le chantier valait l’effort : il a permis de virer les anciennes longueurs rouillées et de remplacer les spits de 2017 déjà fatigués par la résurgence.

Philosophie du Rééquipement

L’itinéraire a été intégralement rééquipé en visant à respecter le cheminement et l’engagement de la voie tout en assurant de bonnes conditions de sécurité. Tous les points ont été remplacés par du matériel inox. Une purge nécessaire a été effectuée. L’équipe a aussi procédé à la coupe des goujons des anciens points et au nettoyage des variantes non déséquipées.

Les vieux points enlevés!

Conclusion

Un immense merci à Olivier Giroud et Mathieu Morin pour leur engagement et ce travail colossal qui remet en état cet itinéraire. Vous l’avez rendu plus sûr pour tous. On se retrouve au Castillan pour la bière bien méritée, face à la Meije!

article de Ludivine Poncelet

Patience dans l’Azur : Vallon de la Moulette

Rééquipement complet par Rémi Monari, Arnaud Guillaume, Ianis Robin-Mylord et Thibault de Gournay du 14 au 16 octobre 2025.

Voie dans son équipement d’origine (1989) et indiquée dans les tableaux ONOS et les topos Cambon comme « à réequiper ». Le rééquipement était effectivement pertinent, la voie est très belle et a le potentiel de devenir une incontournable dans le vallon.

Le rééquipement :

Rééquipement de la voie à l’identique (ou alors déplacement mineur du positionnement des points pour faciliter le clipage ou la gestion du tirage) sauf mention contraire. Rééquipement complet, sur goujons de 10mm, inox.

Rééquipement complet de la ligne de rappel commune aux différentes voies de la face. Un point changé au R5 de Vaille qui Vaille (point tordu par des chutes de pierres).

Quelques détails des longueurs rééquipées dans la page du site:

« La Petite Main » sur la Dibona au Soreiller : lifting express pour une pépite des années 80 !

Amis grimpeurs,

Quel bonheur de remonter au Soreiller ! Après une année compliquée suite aux événements de La Bérarde, retrouver ce lieu mythique et l’accueil toujours parfait de Marielle et Quentin au refuge fait un bien fou.

Et nous avons une excellente nouvelle : « La Petite Main », cette voie historique en 7b / 6c obligatoire juste au-dessus du refuge sur l’aiguille Dibona , a reçu le coup de jeune qu’elle méritait le 15 août 2025

Le Contexte : Un vestige des années 80

Ouverte dans les années 80 « au tamponnoir », la voie était équipée de spits de spéléologie de 8mm. Autant dire que les points étaient non seulement rouillés, mais, comme on dit poliment, « bien espacés » ! Un rééquipement complet était nécessaire pour que cette ligne, sur un rocher superbe, redevienne une belle option à la demi-journée pour les grimpeurs de 7.

Le Chantier : 1 jour, 2 grimpeurs, 60 points !

C’est Laurent Thévenot et Cheyenne Muon qui se sont attelés à cette mission commando en août 2025.

L’objectif : tout rééquiper en une seule journée.

Les chiffres clés du chantier :

  • Durée : 1 journée
  • Longueurs rééquipées : 5
  • Points posés : 60
  • Relais chaînés (pour la descente) : 5
  • Purge : Quelques petites prises

L’anecdote du rééquipement : « Tu ne te vacheras PAS là-dessus ! »

Laurent et Cheyenne nous racontent leur journée, qui n’a pas été de tout repos. Attaque à 6h du matin, avec une stratégie dictée par la méfiance :

« On attaque du bas. Le premier grimpe la longueur, se fait peur sur les vieux points…. fixe les cordes. Le second remonte sur corde et rééquipe. »

Mais la vraie aventure, c’était aux relais : « Vu l’état des points au relais, on prend le temps de hisser le perfo, mettre un nouveau relais, puis redescendre au pied de la longueur pour rééquiper. Pas très efficace, mais hors de question de fixer nos cordes sur deux vieux points et de travailler dessus pendant 1h.« 

Une méthode qui en dit long sur l’état de l’équipement !

Pour Cheyenne, c’était une journée de baptême : remonter sur corde, percer, enfoncer, expanser, démonter les vieux points… « Le coup de main est vite pris ! »

L’anecdote (bis) : Le runout de 12 mètres

L’équipe a décidé de réduire l’engagement et l’exposition pour rendre la voie plus accessible. Il faut dire que l’équipement d’origine était… aéré.

« Parfois, les points sont loin. Très loin. Après 10 min de recherche, on trouvera le premier point de L4, 12 mètres au-dessus du relais….« 

Imaginez le « vol » potentiel !

Le Résultat : Une nouvelle classique en 7b ?

À 15h, le dernier relais était en place. Après la descente en 5 rappels dans la voie (maintenant équipée pour !) et un petit tour en moulinette dans L2 pour confirmer la cotation, la mission était accomplie.

Le résultat est une superbe voie de 5 longueurs, 180 mètres, avec un 7b max et 6c obligatoire, sur un rocher vraiment superbe.

Topo « Petite Main » (Version 2025)

Voici le topo mis à jour, que vous retrouverez aussi dans le cahier du refuge :

  • L1 (5b – 35m) : Commune avec Les Savoyards. 3 Friends moyens utiles pour éviter trop d’engagement.
  • L2 (7b – 40m) : Partir 10 m tout droit (commun Les Savoyards) puis partir à droite. On recroise Les Savoyards après 15m. Fin raide, sur petites prises. Super rocher.
  • L3 (6c – 30m) : Dans l’axe. Magnifiques fissures. (3 pitons en place).
  • L4 (7a – 30m) : Partir en ascendance à gauche sur 10 mètres (facile) puis mur raide et technique sur petites prises. Longueur continue. (1 piton en place).
  • L5 (6c – 35m) : En ascendance à droite, puis ascendance gauche pour rejoindre Les Savoyards sur les 10 derniers mètres. (4 pitons en place).

Descente : En 5 rappels dans la voie.

Mission accomplie ! Une de moins sur la liste, une bonne bière au refuge, et déjà l’occasion de se projeter dans le prochain projet.

Un immense merci à Laurent et Cheyenne pour ce travail rapide et efficace, et merci à Marielle et Quentin pour leur accueil inconditionnel au Soreiller !

vieux spit rouillé




(informations des rééquipeurs, reprises et rédigées par Ludivine Poncelet)

Ours qui fouille à l’Olan

Olan Ouest: « Ours qui fouille » passe en mode Full Inox ! Le chantier d’Arthur et Arnaud !

Salut la communauté ! Accrochez-vous, car l’info est brûlante et nous vient directement de l’Olan Ouest ! Du 3 au 4 septembre 2025, notre binôme de choc, Arthur Dauban et Arnaud Guillaume, a mis le turbo sur « Ours qui fouille », une grande classique qui méritait clairement un make-over intégral.

Le Contexte : Un Réquip Urgent

On ne va pas se mentir, la voie accusait sérieusement le coup. Le feedback des grimpeurs était unanime : les points d’assurage étaient rincés. Au menu : points rouillés dans le bas, et en haut, on retrouvait encore les fameux spits de 8 mm (on parle bien des chevilles autoforeuses, un peu datées). La sécu n’était plus au rendez-vous. Face à ce constat et aux remontées terrain, le CA d’ONOS a validé l’urgence : dégainage de la perfo, et objectif full inox pour sécuriser l’itinéraire sans le dénaturer.

Le Chantier en Chiffres : La Bête Apprivoisée

  • Durée : 2 jours intenses (3 et 4 septembre 2025) 🗓️.
  • Longueurs concernées : Remplacement des points et ajouts de L3 à R9.
  • Points remplacés/posés : 28 goujons inox flambants neufs, et 5 pitons supplémentaires/remplacés.
  • Relais (Descente) : R9 sécurisé (il n’y avait pas de point initialement), et toutes les cordelettes de rappel remplacées. 2 lunules changées, 1 créée.
  • Le Matos : Goujons et écrous Nylstop ONOS, avec les plaquettes inox du Bureau des guides du Valgaudemar (gros merci à Rémy Karle !).

L’Anecdote du Rééquipeur : Le Tracé Fantôme

Le chantier n’est pas passé sans surprises, la plus croustillante étant le topo du secteur ! Arthur et Arnaud l’ont confirmé : le tracé et le nombre de longueurs du topo ONOS Ouest sont erronés 🤯. Gros boulot de re-traçage à prévoir en interne pour la prochaine édition !

En attendant, les rééquipeurs lâchent deux infos cruciales pour vos prochaines tentatives :

  1. Prévoyez 50 mètres de corde, les 40 m c’est trop just sur certaines manips !
  2. L’ambiance est plus safe, mais le jeu est resté sérieux : les coinceurs câblés ne suffisent pas pour assurer votre progression.

Philosophie du Rééquipement : Sécu et Clarté

La ligne directrice était claire : optimiser la sécurité sans tomber dans l’excès du top-down. L’ajout d’un point au R9 et d’un goujon dans la L7 pour une variante plus directe (l’itinéraire original restant possible) montre cette volonté d’améliorer le confort des grimpeurs. L’ajout de pitons en L3 et L8 n’est pas anodin, il vise clairement à diminuer l’engagement et à mieux baliser l’itinéraire dans ces longueurs, pour éviter les erreurs. Le runout est moins anxiogène, le plaisir de grimper prend le dessus !

Un immense coup de chapeau à Arthur et Arnaud pour ce travail d’orfèvre ! Et bien sûr, merci à Émilie la gardienne et son équipe pour l’accueil de l’équipe, ainsi qu’au Bureau des guides du Valgaudemar et Rémy Karle pour le précieux matos inox.

article de Ludivine Poncelet

stage FFCAM « Héritage Ouvreur » : La Voie des Dijonnais (Tête d’Aval) fait peau neuve !

Amis grimpeurs,

Nous avons d’excellentes nouvelles en provenance de la Tête d’Aval (Oisans Est) ! La mythique « Voie des Dijonnais » a fait l’objet d’un important « rafraîchissement » en 2024. Ce rééquipement s’est déroulé sur 11 jours au total, lors des dates suivantes : 20/07, 30/09, 1/10, 3/10, 4/10, 11/10, 13/10, 15/10 et 25/10.

Ce chantier a été mené par Arnaud Guillaume dans le cadre d’un stage « Héritage Ouvreur » de la FFCAM. Il a été solidement épaulé par une belle équipe composée de Thibault De Gournay, Aloïs GAULD, Pierrick KELLER, Lionel GEHIN et Johan BATTISTINI.

Un immense merci à eux pour le travail accompli ! L’association ONOS a fourni les points (goujons inox) nécessaires à ce projet, et nous remercions aussi chaleureusement Marion, Hidde et Hugo pour leur aide précieuse lors du portage du matériel.

Présentation

La voie des Dijonnais fut ouverte en 1973 par Jean-Marc Boivin, Jean-Michel Cambon, Patrick Jeannot et Gérard Pétrignet avec une poignée de pitons. Le rapport d’origine mentionne 11 pitons (relais compris) pour les 10 longueurs originales, et 9 goujons ainsi que 14 pitons pour la partie Desmaison.

L’idée de revoir l’équipement de cette voie fut émise par JMC dans son topo ONOS livre Est édition 1995. Dans l’édition de 2011 il revenait sur ce rééquipement en émettant l’idée de ne la rééquiper que partiellement en y favorisant le placement de protections naturelles grâce à un nettoyage conséquent. Il eut du flair en écrivant en gras dans son topo que cela représenterait un vraiment gros travail !

L’anecdote du rééquipeur

Le travail n’a pas été de tout repos ! Arnaud Guillaume raconte : « C’est en cours, après un faux départ le premier week-end suite à une chute de pierres, nous y sommes retournés 2 semaines après. Sur les deux jours (début août), nous avons remplacé les goujons qui étaient déjà en place dans la partie commune avec la voie Desmaison par des goujons inox et rééquipé la première longueur originale des Dijonnais (donc L5 depuis le bas). On a fixé jusqu’au R5. Il va y avoir un gros travail de nettoyage des fissures… »

La météo d’octobre s’est avérée « assez calamiteuse », demandant une sacrée organisation pour protéger le matériel resté en paroi en plus du travail de nettoyage/rééquipement.

Le chantier en chiffres

  • Nombre de jours de rééquipement : 11
  • Nombre de longueurs rééquipées : 18 (sur les 19 que compte l’itinéraire final)
  • Points posés par l’équipe : 64 goujons et 9 pitons
  • Purge : Oui, les blocs les plus inquiétants et les passages délités ont été purgés.

Style et philosophie du rééquipement

Cette voie d’un niveau modéré (5+/6a) est restée en mode « terrain d’aventure » ou « traditionnel » malgré la présence de goujons. L’idée générale était de la rendre « praticable » par plus de cordées qu’une simple poignée de solides grimpeurs/alpinistes.

Nous avons donc :

  • Fait des relais sûrs, le plus souvent sur 2 goujons.
  • Remplacé les mauvais pitons par de bons pitons ou des goujons.
  • Remplacé les 12 goujons déjà présents par des inoxs.
  • Rendu « acceptables » certaines parties exposées en rajoutant des points (notamment dans L5, L8, L11, L12, L14).
  • Nettoyé dièdres et fissures de l’herbe et de la terre pour permettre l’utilisation des Friends et câblés.
  • Parfois modifié l’itinéraire pour favoriser des parties plus esthétiques/logiques.

Au final, nous trouvons dans la voie 63 goujons et 26 pitons pour 19 longueurs et 20 relais, soit une moyenne de 2 à 3 points par longueur.

Attention : Malgré un nettoyage conséquent, il conviendra de se méfier de quelques sections en rocher douteux. Les trois premières longueurs se situant dans une zone d’écoulement d’eau, on trouvera très certainement pierres et blocs posés de-ci de-là notamment après de fortes pluies.

Échappatoire : Pas d’échappatoire pour cette voie ! La grande diagonale du départ empêche tout retour dès le R2 (sinon rappel de 85 m ou désescalade de L2). « L’échappée » depuis le petit pilier (R11) mentionnée dans le topo nous a semblé scabreuse…

Cette voie s’adresse à des grimpeurs maitrisant la pose de Friends et coinceurs en terrain calcaire, ainsi que l’escalade en terrain non aseptisé et sachant ne pas tomber au mauvais endroit ! Quelques passages sont restés engagés…

Matériel : Prendre un jeu de cablés, un jeu de Friends du 0 au 3 en doublant du 0,4 au 0,75, une 180 cm, des 120 cm et pas mal de 60 cm.

Topo détaillé (Automne 2024)

Approche : Identique à toutes les voies de la tête d’Aval jusqu’au secteur « Racaille le rouge ». Poursuivre le chemin quelques minutes et au niveau d’un gros bloc surmonté d’un gros cairn, prendre la sente plus ou moins marquée amenant au pied de la voie. Se référer au topo ONOS livre Est.

Départ : Le départ se fait dans l’axe de la diagonale caractéristique dominée par une grande grotte. Bâton planté dans une fissure au départ, piton et goujon invisibles.

  • L1 : partir dans des rochers rouges et passer un surplomb (1 piton, crux) pour rejoindre une niche (1 goujon). Continuer droit au-dessus et au niveau d’une fissure surplombante avec arbuste, traverser à gauche sur une petite plateforme pour rejoindre un mur à strates. Après avoir clippé 1 piton, repartir à droite pour rejoindre une dépression. Remonter une arête couchée d’abord le long d’un gros bloc puis en rive droite d’un pierrier suspendu (1 goujon) pour rejoindre le R1 sur 2 goujons, 40 m, 5+.
  • L2 : droit au-dessus ou léger droite pour protéger dans une écaille et rejoindre 1 goujon visible. Continuer au-dessus à gauche pour passer un angle et arriver dans une niche. Franchir le mur déversant au-dessus puis un dièdre (1 piton) pour rejoindre le relais dans une niche sous un pierrier. R2 sur 2 goujons. 45 m 4+.
  • L3 : remonter le pierrier sur 10 m puis partir à gauche sous un mur fissuré. Poursuivre ensuite droit (1 goujon pour l’itinéraire) pour rejoindre le relais soit par un petit dièdre à gauche soit droit. R3 sur 1 piton et 1 goujon au pied d’un beau dièdre blanchâtre. 40 m, marche puis 3.
  • L4 : rejoindre ce dièdre et au niveau d’1 goujon bien visible, se rétablir à droite sur une plateforme. Remonter au-dessus un petit dièdre (1 piton au départ) puis traverser à droite sous le toit qui fait suite. Continuer ensuite droit (1 piton) pour rejoindre un arbuste (cordelette). De ce point partir à droite pour rejoindre le R4 des Dijonnais sur 2 goujons. 40 m, 6a. La voie Desmaison quant à elle part sur la gauche à partir de l’arbuste (goujon visible).
  • L5 : traverser horizontalement à droite (1 goujon de renvoi), se rétablir sur une marche (1 piton) puis partir en dalle vers la gauche (engagé) pour rejoindre la marche au-dessus (ne pas essayer depuis le piton de rejoindre directement les goujons). Un passage en dalle (2 goujons) puis une traversée technique à gauche permet de franchir une dalle (1 goujon) et d’arriver dans une zone plus facile. Rejoindre le dièdre (1 piton) et le remonter pour faire le R5a à 40 m sur 2 goujons sous un toit (inconfortable mais protégé) ou le R5b (sur 1 goujon et 1 piton) à 50 m sur une plateforme après avoir passé le surplomb par la gauche dans des fissures déversantes. 40 ou 50 m suivant le relais 6a+.
  • L6 : du R5b, remonter une zone facile (1 lunule) puis remonter le dièdre évident en faisant un crochet à gauche. Poursuivre droit (1 piton) jusqu’au R6 sur 2 goujons sous un surplomb pourri. 35 m et 5+ ou 45 m et 5+/6a suivant le relais de départ.
  • L7 : remonter toujours le dièdre (départ délité) d’abord peu raide (1 piton) puis nettement déversant en passant par des blocs coincés (1 goujon et 1 lunule). R7 sur 2 goujons. 35 m, 5+.
  • L8 : remonter une zone facile mais délitée vers la droite pour rejoindre le R8 sur 2 goujons. Il est envisageable de venir directement du R6. 10/12 m, 3c.
  • L9 : monter en oblique à droite sur des écailles encombrées de buissons pour rejoindre un petit dièdre déversant (1 piton avec cordelette). Le remonter puis légèrement à gauche un autre mini dièdre (écailles douteuses) pour rejoindre le pied d’une dalle à gauche d’un grand dièdre. On rejoint ici la L12 de la voie du Pierrot que l’on suit jusqu’au relais (3 goujons). R9 sur 2 goujons. 45 m, 5. La longueur originale des Dijonnais passe dans la dépression à gauche mais des traces d’éboulement et du rocher toxique nous ont incités à contourner cette section en empruntant une section de la voie du Pierrot.
  • L10 : traverser vers la gauche par des passages en dalle pour rejoindre le fond de la dépression que l’on remonte (1 goujon, engagé). R10 sur 2 goujons en sortie à droite. 40 m, 4+.
  • L11 : traverser un couloir pour rejoindre 1 gros bloc sanglé, poursuivre main gauche à flanc vers 1 goujon puis passer l’angle pour remonter un couloir facile encombré de pierrailles (1 autre goujon). R11 sur 2 goujons. 45 m, 3 puis 2.
  • L12 : remonter l’arête délitée au-dessus en contournant la partie basse par la gauche et poursuivre par un petit pilier entre deux fissures herbeuses (3 goujons). R12 sur 2 goujons au pied de la grande dalle surmontée d’un grand surplomb formant arche. 40 m, 5.
  • L13 : monter droit quelques mètres puis traverser à l’horizontal à gauche puis en légère ascendance pour finir presque en descente, 6 goujons, 1 piton. R13 sur 1 goujon et 1 piton dans une niche. 40 m, 5+ puis 6b. À l’origine cette longueur remontait des fissures au-dessus du R11 puis revenait dans la dalle grâce à un pendule. On notera l’ascension de cette longueur sans le pendule par la cordée Ben Chanal et Jean Burgun et aussi sans goujon !!
  • L14 : monter au-dessus puis traverser quelques mètres à gauche pour rejoindre un dièdre surplombant au départ (1 goujon et 1 piton) que l’on remonte jusqu’à un autre passage raide (1 piton). Poursuivre jusqu’au R14 sur 2 goujons dans l’axe du dièdre. 45 m, 6a.
  • L15 : monter au-dessus (1 piton) puis traverser à gauche au niveau d’1 goujon pour rejoindre un petit dièdre que l’on remonte. À son sommet, traverser à nouveau à gauche pour rejoindre le dièdre original que l’on remonte (2 pitons et 1 goujon). R15 sur 2 goujons sur une marche, sous un surplomb. 40 m, 6a.
  • L16 : partir à gauche par un passage délicat, poursuivre légèrement à gauche en passant près d’un gros bloc et ainsi rejoindre la ligne de la Desmaison (1 piton). Continuer dans une fissure/écaille raide d’où l’on s’échappe à droite pour rejoindre une dépression que l’on remonte jusqu’au pied d’un dièdre caractéristique. R16 sur 1 piton et 1 goujon. 30 m, 5+.
  • L17 : rejoindre le surplomb et le franchir (1 piton et 1 goujon). Poursuivre dans le dièdre/cheminée et en sortir à droite à la fin (1 piton). On débouche sur des terrasses, faire le R17 sur 2 goujons dans le mur à droite du dièdre suivant. 40 m, 5/5+.
  • L18 : remonter le dièdre/couloir à gauche du relais par son fond (rocher moyen). Dans le haut, sortir de l’axe principal du dièdre en poursuivant dans un couloir herbeux qui s’incurve vers la droite. R18 sur 1 piton et 1 goujon dans une niche au pied d’un surplomb. 50 m, 4.
  • L19 : franchir ce surplomb et poursuivre vers la droite (1 goujon, mauvais rocher) pour arriver au pied d’une petite tour. La remonter (1 piton doublé d’une lunule) puis à son sommet, éviter un gros bloc posé pour remonter une fissure délicate (1 piton, rocher moyen). Un dernier crochet à gauche pour éviter une partie délitée amène sur une large vire marquant la fin de la voie. R19 sur des gros blocs. 30 m, 5/5+.

Descente : Remonter derrière la deuxième petite tour pour faire un rappel de 15 m (cordelettes visibles depuis la sortie de la voie) menant sur la vire à hauteur de la sortie de la voie. Une fois sur cette vire, 1 goujon avec mousqueton permet de faire un rappel de 20 m évitant ainsi une zone raide, instable et très exposée (éboulement récent). Cette partie peut s’éviter en contournant le gros ressaut au-dessus ; mur de 40 m en 3 à la montée jusqu’à un collet puis désescalade en 2, (voir topo). Des vires plus larges mais raides d’abord à l’horizontal, permettent de rejoindre une rampe rocheuse ascendante à gauche menant à proximité du col séparant les têtes d’Aval et d’Amont. On peut soit rejoindre ce col puis le chemin de descente (70/80 m de dénivelé à remonter dans du terrain raide) soit descendre un petit couloir pour rejoindre une petite cuvette évidente. Marcher ensuite assez longuement à flanc (pierres instables) pour rejoindre le sentier vers 2550 m.

Topo par Arnaud Guillaume, Automne 2024