Chantier dans le Vénéon : La voie « Pain grillé » fait peau pour les clubs avec héritage ouvreurs !

Salut les grimpeurs ! Les 12, 13 et 14 juin 2026, l’équipe a fait chauffer les perfos dans la vallée du Vénéon ! Dans le cadre du stage « héritage ouvreur » du comité Isère FFCAM, une équipe de choc encadrée par Pascal Huss, Cyril Germaine, Aissa Baamouche, Justine Bonnin, Charline Fauvel et Bertrand Salingue, accompagnés de 4 stagiaires ultra-motivés (avec une belle parité respectée !), s’est attelée à la voie « Pain grillé ». Un grand coup de propre pour redynamiser ce secteur historique, particulièrement après la catastrophe de la Bérarde.

Le Contexte
La vallée du Vénéon peine à exister après les récents événements, et toute initiative pour y ramener de la vie est précieuse. Comme chaque année, le stage FFCAM cherchait une voie adaptée à la pratique en club (sorties collectives, formations). « Pain grillé », avec son niveau modeste, son approche raisonnable et ses possibilités de réchappe, était la candidate idéale. L’objectif ? Faire baisser le niveau obligatoire, sécuriser certains passages et rendre tous les relais rappelables. À noter qu’une bonne partie du travail avait déjà été amorcée par Hervé Galley, qui avait même laissé le matos en haut de la voie pour nos équipeurs !

Le Chantier en Chiffres

  • Durée : 3 jours (12, 13 et 14 juin 2026)
  • Longueurs rééquipées : 8 longueurs + quelques points ajoutés sur le jardin à droite de R2.
  • Points posés : 42 plaquettes, et 50 goujons + plaquettes.
  • Relais chaînés (descente) : 8 relais équipés d’anneaux soudés reliés à 1 spit.
  • Purge : Non (juste un petit nettoyage sur le trajet de la corde sur la vire menant à R2).

L’anecdote du rééquipeur Un chantier, c’est aussi des galères matérielles ! Dès le premier jour, le démarrage tardif à St Christophe a raccourci le temps sur le caillou, obligeant l’équipe à rentrer à la frontale après avoir équipé L6, L7 et L8. Mais le vrai drame, c’est la disqueuse qui a tout simplement « cessé de négocier » au deuxième jour pour entamer une grève à durée indéterminée ! Malgré une large recharge de ses batteries le soir, elle a fini par partir en arrêt maladie définitif le troisième jour… Conséquence : de vieux points de 1987 ont dû rester en place sur le rocher, même si la différence visuelle avec les nouveaux goujons est évidente. Côté positif, l’efficacité de l’équipe a permis de finir tôt le deuxième jour pour profiter d’une super intervention de Myrtille Bérenger, écologue, sur les enjeux environnementaux lors de l’équipement. Une initiative géniale !

Philosophie du rééquipement Le tracé original de 1987 a été respecté, mais la ligne a été adoucie pour coller à une utilisation « club ». Quelques points ont été rajoutés (début de L1 et L3, milieu de L8) pour diminuer l’engagement ou éviter de fâcheux retours au sol. Tous les relais ont été remplacés par un spit et un fixe 2 reliés par une cordelette, permettant de descendre intégralement en rappel (attention, certains relais sont désaxés). L’obligation se situe désormais à 5c, difficile de faire moins vu la continuité de L1.

Topo Détaillé Prenez note des petits ajustements sur l’itinéraire :

  • L1 & L3 : Points ajoutés au départ pour éviter le retour au sol. Le troisième jour, l’équipe est d’ailleurs repartie du bas pour rajouter 4 points ô combien indispensables dans L1 !
  • L2 & Transition : L2 traverse une vire caillouteuse. Pour plus de confort, il est conseillé de traverser le jardin vers le Sud-Est pour récupérer le dernier rappel de Li Maye Dulfer (moins propice aux coincements de corde). 3 points ont été ajoutés dans cette traversée pour la sécuriser.
  • L8 : Ajout de points au milieu de la longueur pour réduire le runout.

Conclusion Un immense merci à Pascal, Cyril, Aissa, Justine, Charline, Bertrand et aux 4 stagiaires pour cette belle mission de transmission et de sécurisation ! Merci également à Hervé Galley pour le travail préparatoire, et un grand coup de chapeau à Marie-Claude de « la cordée » pour son accueil toujours aussi chaleureux. Allez vite regrimper dans le Vénéon !